Les fêtes traditionnelles en Terre de Provence : Carreto Ramado ou charrettes ramées

Histoire et explication des charrettes ramées
Entre Rhône, Alpilles et Durance, les ancêtres ont légué leur histoire au travers de rituels devenus les traditions. Ces fêtes des charrettes ramées sont des fêtes traditionnelles au confluent de la culture et de la religion. Elles sont organisées dans 12 villages du nord du Pays d’Arles, et sont classées au Patrimoine Immatériel de l’UNESCO. 10 d’entre elles ont lieu sur le territoire de Terre de Provence.
Placées sous les patronages de Saint-Eloi, Saint-Roch ou Saint-Jean ces fêtes du Solstice sont le témoignage encore vivant de l’histoire de l’agriculture.
La terre ! Source de toutes les espérances pour la survie de l’homme. C’est en la travaillant dur qu’elle donne toutes ses richesses.

Avant la procession de la carreto ramado, la messe rend hommage à l’un des 3 saints. La foule assiste à la bénédiction des hommes, des bêtes et des tortillades (brioches). Tirée entre 30 et 70 chevaux de trait (selon les communes), l’attelée traverse les rues du village au pas ou au galop. Les charretiers conduisent d’une main le cheval et de l’autre les Provençales qui portent le costume d’Arles.

Le cheval :
Le cheval a joué un rôle clé pendant des siècles pour que l’agriculture puisse prospérer. Aujourd’hui, il est honoré à travers ces fêtes. Pour la procession, ils sont attelés "en flèche" (l’un derrière l’autre) et sont harnachés à la mode sarrasine : brides et colliers sont ornés de houppes de laine, rubans multicolores, pompons et plumes de différentes couleurs, et sont incrustés de petits miroirs aux mille reflets. Grelots et clochettes tintent toujours au rythme des sabots qui martèlent le sol.
Les suivants arborent fièrement leurs "colliers cuivrés", harnachement d’apparat aux cuivres rutilants.

Le costume d’Arles :
En Pays d’Arles il est synonyme de tradition et de fêtes. Tout est symbolique et une grande attention est portée au détail. Il a été souvent mis à l’honneur par des auteurs et représenté par des peintres célèbres. S’habiller et se coiffer en Arlésienne demande de la patience et de la rigueur pour respecter la tradition. L’Arlésienne est une femme coquette. La coiffe est recouverte d’un ruban de velours de soie, d’un mètre cinquante, longueur nécessaire pour faire 3 tours autour de la tête. Femme, ô combien coquette, sa tenue ne saurait être complète sans les « beloio », les bijoux souvent transmis de génération en génération. Suivant l’âge et la cérémonie, les tenues diffèrent. Les occasions de porter le costume sont nombreuses, mais en dehors des fêtes de Noel, pastorales et messes de minuit, elles ont surtout lieu à la belle saison.

En dehors de la Fédération défilent d’autres charrettes qui ont lieu à différents moment de l’année.
A Châteaurenard la fête de la Madeleine rend hommage aux valeurs républicaines (donc sans Arlésienne). Garnies de 3000 glaïeuls rouges, elle est surmontée du buste de Marianne et défile le 1er dimanche d’août.
A Cabannes : La saint Michel (1er week-end d’octobre) vénère le Saint Patron des Tonneliers.
A Rognonas, le 1er week-end de mai, la charrette du Bon Ange.
Le Char des Enclumes dans le quartier de La Crau de Châteaurenard remonte lui aux années 70 et clos la saison des charrettes ramées le 3ème dimanche de septembre.

Retrouvez le programme 2021 de la Fédération Alpilles-Durance : ici